Afin de faire face à la crise agricole, les Sénateurs ont apporté rapidement une réponse concrète par la rédaction d’une Proposition de loi « en faveur de la compétitivité de l’agriculture et de la filière agroalimentaire ». Celle-ci a malheureusement été rejetée par l’Assemblée Nationale ! Une attitude qui relève de l’incompréhension !

En effet, nous savons tous que l’agriculture française subit une crise inédite qui touche l’ensemble des filières : produits laitiers, viande, céréales, volailles…

exploitations agricoles proches du dépôt de bilan, selon le ministère de l’agriculture (près de 40.000 selon les syndicats),

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des exploitations porcines en situation très difficile,

emplois directs et près de 900.000 emplois indirects menacés,

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pour les exploitations porcines entre 2013 et 2014 -17 % pour les élevages bovins allaitants

Face à cette situation, avec nos collègues sénateurs LR et UDI-UC, nous avons déposé une proposition de loi poursuivant 3 objectifs principaux :

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améliorer la transparence et le partage de la valeur ajoutée,

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faciliter l’investissement et la gestion des risques financiers,

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alléger les charges et simplifier les normes.

Conscients des difficultés rencontrées par l’ensemble des filières qui représentent à ce jour 500.000 exploitations en France (contre 665.000 en 2000) et comptent 966.000 actifs permanents nous avons souhaité apporter des réponses concrètes à des situations de plus en plus préoccupantes et alarmantes. Des milliers d’agriculteurs, éleveurs, paysans, malgré un travail contraignant, 7/7 jours, ne parviennent plus à se dégager un revenu pour vivre à minima. Ils rencontrent tous d’importantes difficultés de trésorerie.

Les députés ont malheureusement choisi de rejeter le texte de la Proposition de loi et ainsi de ne pas donner au monde agricole les moyens d’affronter cette situation et de proposer des solutions durables.

Nous ne pouvons que le regretter ! Cette position se fait au détriment de notre agriculture qui demeure, et doit le rester, un fleuron de notre économie et la garante de notre qualité de vie.

Aujourd’hui il est nécessaire que le gouvernement prenne la mesure des crises structurelles, conjoncturelles et sanitaires subies par notre agriculture. Au-delà des mesures temporaires de baisse des charges, des plans d’urgences à répétition, qui ne sont en définitive que « cautères sur jambe de bois » de véritables mesures doivent être mises en œuvre afin que la filière agricole puisse vivre décemment de son travail et affronte durablement la concurrence mondiale.

Le gouvernement doit impérativement peser dans les décisions européennes et impulser le sauvetage de notre agriculture.

Il en va de sa survie dans un monde en constante mutation !

Pour tout savoir sur la proposition de loi en faveur de la compétitivité de l’agriculture et de la filière agroalimentaire